
Retour à la case départ, en quittant cette fois-ci la place du Capitole par la rue Saint-Rome, en direction du sud. Cette agréable rue piétonne, bordée de demeures anciennes, croise tout un circuit de rues plus étroites où foisonnent les demeures du XVIe siècle à l'architecture typiquement Renaissance. On ne manquera pas l'Hôtel d'Astorg (16, rue des Changes) avec sa cour pittoresque et sa galerie en bois, l'Hôtel du May (7, rue du May) qui abrite le musée du Vieux-Toulouse et sa collection d'objets liés à l'histoire de la ville, et surtout l'Hôtel d'Assézat (place d'Assézat). Véritable petit palais construit en 1555, il témoigne de la splendeur des négociants de pastel à l'apogée de leur puissance et accueille aujourd'hui la fondation Bemberg, du nom du riche Argentin qui l'acheta pour présenter au public sa collection d'oeuvres d'art du XIXe et XXe siècles.
On s'arrêtera ensuite chez Graine de Pastel (20, rue de la Bourse), un magasin installé dans l'Hôtel Delfau spécialisé dans les produits dérivés de cette plante. Puis on fera un détour jusqu'au bistrot du Père Louis (45, rue des Tourneurs) resté dans son décor d'origine depuis 1889.En continuant vers le sud, on traverse l'ancien quartier des artisans où le nom des rues - des Filatiers, des Couteliers... - rend hommage aux différents corps de métier qui exerçaient ici au Moyen Âge, avant d'aboutir rue de la Dalbade, bordée d'un spectaculaire ensemble d'hôtels particuliers du XVIIe siècle. Certains, comme l'Hôtel de Clary (n° 25), allient la brique à la pierre sur leurs façades ouvragées, signe indiscutable de la richesse et de la puissance de ceux qui les firent ériger.
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